Sécurité avion

Philadelphie

La panne de moteur

Les pannes de moteur peuvent être causées par une collision avec des oiseaux, par un manque de carburant ou bien par un problème technique divers. Heureusement, sur un avion de ligne classique, il y a au minimum deux moteurs (un sur chaque aile), voire quatre. Cela garantit un minimum de sécurité : quand un des moteurs ne fonctionne plus, les autres permettent encore à l’avion de voler dans de bonnes conditions. Mais dans une telle situation, un atterrissage d’urgence est évident.

Lorsqu’aucun des moteurs de l’avion ne fonctionne, l’avion peut planer pendant environ une vingtaine de minutes, s’il est à 10000 mètres d’altitude. Lors de la préparation du vol, la route suivie par l’avion est prévue de sorte à ce qu’il puisse atterrir dans un aéroport rapidement à n’importe quel moment de la trajectoire. Ainsi, l’avion doit être en capacité de planer jusqu’à un aéroport de déroutement.

Les facteurs humains

80% des accidents d’avion sont dus au facteur humain. Très souvent, les accidents sont dits multifactoriels, c’est-à-dire que la cause n’est pas due à une seule personne, mais à plusieurs personnes, qui ont commis des erreurs, qui si elles étaient isolées n’auraient pas provoqué d’accident.

La foudre

Les éclairs n’impressionnent guère les avions, conçus de façon à être insensibles au foudroiement. En effet, lorsque la foudre touche un avion, le courant circule dans la carlingue puis continue sa route. En moyenne, un avion de ligne est frappé par la foudre toutes les 1000 heures de vol, soit environ deux fois par an.

Un incendie

L’incendie est l’un des incidents les plus redoutés en aéronautique en raison de la difficulté de combattre un incendie dans un espace aussi confiné où la propagation peut être particulièrement rapide. L’origine des incendies peuvent être dus à des problèmes techniques ou à des usages dangereux chez les passagers comme l’utilisation de la cigarette (interdite depuis une vingtaine d’années).

Le risque aviaire

Rares mais dangereux, le risque aviaire est appréhendé par les pilotes. Une collision entre un avion et des oiseaux peut avoir lieu à tout moment, en-dessous d’une certaine altitude. En cas de collision, le choc est fatal pour les oiseaux, mais aussi pour l’avion. Plusieurs catastrophes aériennes sont dues au risque aviaire, toutefois, tous les aéroports sont protégés par des fauconniers, qui chassent les oiseaux des zones de décollage et d’atterrissage.

Le décrochage

Le décrochage se traduit par une perte simultanée de vitesse et d’altitude : l’avion ne vole plus, il tombe. Ce danger est redouté à basse altitude lors des phases de décollage et d’atterrissage. À une certaine altitude, les pilotes peuvent, en cas de décrochage, faire piquer l’avion pour lui redonner de la vitesse et ainsi reprendre son contrôle. Ce type d’incident reste cependant extrêmement rare.

Les acteurs de la sécurité aérienne

Chaque vol a droit à une sécurité maximale. Cela explique l’importance de tous les acteurs qui participent d’une manière plus ou moins importante au fonctionnement d’un vol. Cela commence par le constructeur qui a pour mission de construire des avions fiables, capables de supporter tout type de danger. Au quotidien, les mécaniciens jouent un rôle majeur dans le suivi technique des appareils : ils assurent la maintenance des avions. Dans les airs, ce sont les personnels navigants (pilotes et agents de bord) qui assurent la sécurité en étant capables de réagir à n’importe quel problème dans des conditions limitées.